Sécurité, Formation et Instructions :
a. Formation des ouvriers
On parle ici de l'information et la formation auxquelles l'exploitant et ses salariés doivent avoir accès pour la conduite de l'exploitation agricole.
Selon le témoignage des ouvriers eux même ils n’ont pas été formés même s’ils ont reçu des recommandations concernant les précautions nécessaires pendant le traitement.
ü Difficultés
L’organisation d’une formation officielle demande beaucoup de temps et c’est
un investissement non rentable puisque les ouvriers ne sont pas permanents.
Le manque de la formation est un obstacle pour l’application du systèmes qualité même pour tout un groupe qui comporte plusieurs fermes (une ferme retarde l’autre).
Le taux élevé de l’analphabétisme au sein des ouvriers pose un vrai problème ; et surtout quand on passe directement à la formation technique.
b. Vêtements et équipements de protection
Toutes les tenues professionnelles de protection, doivent être à la disposition de tous les ouvriers.
Un magasin est spécifique au stockage des tenues complètes ; il doit être loin de celui des produits phytosanitaires.
Les équipements de protection que chaque opérateur de traitement doit avoir à sa disposition sont les suivants :
· Une paire de botte ;
· Une paire de lunettes de protection en plastique ;
· Un masque à gaz en bon état, équipé de filtre à gaz non périmé ;
· Des masques anti-poussières.
Dans les détails des exigences liées à ce point, il y a des vêtements spécifiques à chaque type de produit,
mais la plupart des auditeurs se limitent à une combinaison et aux équipements qu’on a cité.
Tous ces équipements doivent être numérotés. Les masques à gaz doivent en plus porter le nom de la ferme et la date de la première utilisation des filtres.
Et concernant les cartouches de respiration, il ne faut les ouvrir qu’au moment de leur première utilisation.
Une fois que l’opérateur porte ces équipements de protection, il lui est interdit de manger, de boire ou de fumer. Et cela n’est autorisé qu’après avoir quitté tous ses équipements de protection.
ü Difficultés
Les conditions climatiques de la région
L’ignorance des ouvriers.
c. Utilisation des pesticides et procédure de manipulation
Toute personne manipulant les pesticides (ouverture d’emballage, versement, mesure, pesée…etc.) doit avoir une connaissance générale des produits et se protéger conformément aux indications portées sur la fiche technique et /ou sur l’étiquette du produit. Pendant le remplissage des bacs avec des produits phytosanitaires, le manipulateur doit suivre la procédure suivante :
· Diluer le produit dans un seau avec un peu d’eau ;
· Ne pas mélanger plusieurs produits concentrés dans le même seau, qu’ils soient compatibles ou pas ;
· Verser dans le bac de mélange contenant déjà la 2/3 du volume de la bouillie souhaitée tout en agitant ;
· Il faut faire attention : On verse toujours l’acide dans l’eau, et jamais l’inverse.
· Rincer le seau et l’emballage qui ont contenu le pesticide ou l’acide (l’eau de rinçage doit tomber dans le bac) ;
· Compléter au volume souhaité avec de l’eau, en agitant encore ;
· Lorsqu’on utilise un mouillant, celui-ci se met en dernier ;
· Les emballages vides de pesticides doivent être percés ou déchirés, avant d’entrer dans la zone de stockage des emballages vides et être enregistrés.
c. Destruction des surplus de mélange de pulvérisation
Dans la ferme, on ne parle pas souvent des surplus puisque les doses prescrites des pesticides sont calculées avec précision et selon les surfaces infectées.
Si lors de l’application, une partie de cuve reste sans utilisation, on rajoute la double quantité d’eau pour diluer la bouille, puis la faire pulvériser sur les routes et les chemins entre les serres, mais pas sur la végétation.
Aussi il faut s’éloigner des points d’eau et des bureaux, des secteurs d’habitation et des zones de repos/repas.
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