La
Région Arabe recèle d’importantes ressources phytogénétiques pour
l’alimentation et l’agriculture et comporte trois zones géographiques de
diversité génétique des principales cultures (l’Asie de l’Ouest, le Sud
méditerranéen et l’Est africain).
Le
Monde Arabe, par ses nombreux pays, ne vie pas en marge des nombreux événements
et changements qui caractérisent le monde aujourd’hui aux niveaux politique,
économique et environnemental. Ces aspects ont des impacts importants sur les
ressources phytogénétiques des points de vue
disponibilité, conservation et utilisation.
Cette
étude est une contribution pour une meilleure connaissance de l’état de ces
ressources phytogénétiques à l’échelle du Monde Arabe, l’analyse de leur
situation actuelle et la mise
en évidence d’une vision commune pour la
conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour
l’alimentation et l’agriculture dans le Monde Arabe aux échelles nationale et
régionale.
Le
Monde Arabe s’étend du Golfe d’Arabie à l’Est jusqu’à l’Océan Atlantique à
l’Ouest, et occupe une superficie de près de 14.1 milliards d’hectares. A
travers cet espace géographique très vaste, on trouve des zones écologiques
très diversifiées avec des climats très nuancées. Cette diversité a eu de
grands impacts sur le couvert végétal tant au niveau de la diversité des
écosystèmes et des espèces, qu’au niveau génétique. Cette diversité écologique
a conduit, également, les populations du Monde Arabe à pratiquer l’activité
agricole à travers une multitude de spéculations et de systèmes agraires
divers. Il est à noter que le secteur agricole est le pilier de l’économie dans
la plupart des pays arabes, bien qu’il soit le moins croissant. La faible
contribution du secteur agricole au Produit National Brut est due à plusieurs
causes, notamment la dégradation des ressources naturelles et l’extension du
phénomène de désertification, ce qui a conduit à une augmentation substantielle
du déficit alimentaire dans le Monde Arabe, et qui représente un défi de
taille, où les ressources phytogénétiques peuvent jouer un rôle important pour
le lever.
Situation de la diversité génétique
Il
existe une multitude de spéculations cultivées dans la Monde Arabe qui
renferme, dans ses différentes régions, des ressources phytogénétiques très
diversifiées. Cette diversité englobe les céréales, les légumineuses, les
plantes oléagineuses, les cultures maraîchères, les arbres fruitiers, les
plantes sucrières, les tubercules, les plantes à fibres, les fourrages, ainsi
que les plantes pastorales et forestières.
Parmi
les céréales connues dans la région arabe, le blé (dur et tendre), l’orge, le
sorgho, le mil le riz, etc… Le blé occupe une place importante dans le Monde
Arabe, au point de vue économique, mais aussi, à cause de la diversité de ses
ressources génétiques sous leurs formes cultivée et sauvage dans les centres
d’origine et les centres de sa diversité dont certains existent dans le Monde
Arabe. L’orge est considérée comme la deuxième culture, au point de vue
importance, dans le Monde Arabe, et son origine, à travers un certain nombre de
ressources phytogénétiques à l’état sauvage, est concentrée au Moyen-Orient ou
en Asie de l'Ouest, notamment en Syrie et en Irak, et qui ont été transporté,
en même temps, que les ressources de blé vers les pays d'Afrique du Nord et le
Sud de la presqu'île d’Arabie. Le sorgho et le mil constituent des spéculations
essentielles d'alimentation pour une proportion importante de la population de
certains pays arabes comme le Soudan, qui est considérée le centre d’origine du
sorgho et le prolongement naturel au centre africain pour la culture du mil.
D'autre part, il existe des variétés de
sorgho à l’état sauvage dans certains pays comme le Sultanat d'Oman, les
Emirats Arabes Unies et l'Egypte. Aussi, parmi les céréales cultivés dans le
Monde Arabe, le riz, qui est une culture marginale dans la région arabe, mais,
certaines anciennes variétés traditionnelles ou sauvages sont cultivée ou
poussent d'une manière restreinte dans certains pays arabes. Le mais est
également une spéculation exotique connue dans le Monde Arabe, et il existe des
espèces anciennes et qui se sont adaptées dans plusieurs pays arabes.
Les
légumineuses, comme les lentilles, les pois chiche, les fèves et les haricots,
cultivés dans la Région Arabe représentent un groupe d'aliments important.
Plusieurs espèces et variétés locales de ces spéculations sont cultivées dans
différents lieux de la Région Arabe. En outre, d'autres espèces sauvages de
lentilles, par exemple, poussent dans certains pays tels que la Syrie, le
Sultanat d'Oman et l’Egypte.
Dans la
Région Arabe sont pratiquées certaines spéculations oléagineuses comme le
sésame, les arachides et le tournesol et d’autres comme le carthame et le
ricin. Un grand nombre de cultures maraîchères (oignon, piments, melon,
pastèques, carottes, betterave et les navets, en plus des légumes à feuilles
tel que la mouloukhia) et arbres fruitiers (olivier, palmier dattier,
grenadier, vigne, agrumes divers, pommier, poirier, néflier, abricotier, coing,
pêcher, amandier, pistachier, pacanier et certains arbres fruitiers tropicaux
comme le manguier, le goyavier et le bananier) sont cultivés dans la région
Arabe. La région connaît également certaines espèces et variétés arboricoles
fruitières traditionnelles et même sauvages. Parmi les exemples que l'on peut
citer, les régions du bassin Sud méditerranéen et du Croissant Fertile qui
recèlent une grande diversité d’espèces d'olivier cultivés et sauvages, tout comme
la grande diversité génétique du palmier dattier dans différentes contrées de
la Région Arabe. La culture du raisin est ancienne depuis des milliers d'années
dans le Moyen Orient et dans le Sud méditerranéen et il existe plusieurs
variétés locales et sauvages d'une qualité supérieure. La Région Arabe recèle
d'autres arbres fruitiers, dont des variétés locales anciennes ou importées ou,
encore, à l'état sauvages comme le pommier, l'abricotier, le pistachier, dont
la partie de l'Ouest asiatique du Monde Arabe constitue l’origine, tout comme
le manguier, représente par quelque 50 variétés anciennes et nouvelles
évaluées. Les ressources génétiques locales et anciennes concernant d'autres
spéculations horticoles existent également dans la Région Arabe, comme les
excitants (tabac, gatte, café).
Parmi
les spéculations agricoles importantes dans le Monde Arabe, les spéculations
sucrières telles la canne à sucre et la betterave sucrière, dont les ressources
phytogénétiques sont représentées par des variétés améliorées, locales et
sauvages.
Les
plantes à fibres constituent, également, un groupe économiquement important
pour certains pays arabes. Le coton vient en tête de ces spéculations et est
cultivé principalement en Syrie, en Egypte, au Soudan, en Irak, au Yémen, en
Somalie et au Maroc. Les ressources phytogénétiques du coton sont nuancées dans
le Monde Arabe entre les variétés commerciales améliorées et les variétés
locales et sauvages. D'autre part, il existe d'autres spéculations productrices
de fibres, cultivées ou à l'état sauvage, et utilisées à une échelle réduite
dans des pays arabes divers comme le jute, le sisal et l’Alfa, cette dernière
étant un graminée qui pousse à l’état sauvage..
Parmi
les spéculations importantes dans le Monde Arabe, les fourrages sous forme de
graminéennes et légumineuses. Parmi les graminées importantes, l'avoine dont la
naissance émane du centre de diversité Sud méditerranéen couvrant les pays
arabes d'Afrique du Nord, en plus de certaines graminées comme le sorgho et le
mais. Les légumineuses fourragères sont distribuées entre des espèces diverses
comme la luzerne, le trèfle et le petit pois fourrager, dont les centres
d’origine de bon nombre d’espèces se trouvent dans les pays arabes de l'Afrique
du Nord et de la région du croissant fertile.
La
Région Arabe comporte une richesse en matière de ressources phytogénétiques
pastorales, composée de diverses espèces spontanées selon les zones
écologiques. Les essences forestières dans la région sont aussi d’une grande
diversité, laissant prédominer différentes espèces tel que le genévrier, le
pistachier atlantique, nombreuses espèces de chêne , l'amandier, l'olivier
sauvage, la gomme arabique, l’Argagner…
Malgré
l'inexistence de données fiables et précises sur la dégradation et le recul des
ressources phytogénétiques dans le Monde Arabe, les quelques données
disponibles présagent d'une dégradation due, essentiellement, au changement des
pratiques d'exploitation et d'utilisation des terres, l'extension de
l'agriculture moderne à travers l'utilisation des variétés améliorées au
détriment des variétés traditionnelles, les pressions croissantes sur les
écosystèmes naturels (surpâturage et la surexploitation des forêts), les
changements environnementaux et les catastrophes naturelles tel que la
sécheresse, enfin, les considérations socio économiques comme les guerres
civiles.
Les efforts déployés
Les
efforts consentis, actuellement, pour la conservation des ressources
phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (RPGAA) dans le Monde Arabe,
se limitent à des actions de lutte contre les causes de dégradation de ces
ressources, et cela est nettement visible dans les politiques, les plans et
programmes, les institutions, la recherche, les ressources humaines et les
actions de sensibilisation. En matière de politiques et de plans nationaux, bon
nombre de pays disposent de plans d’action nationaux de biodiversité couvrant
les RPGAA. D’autres pays ont commencé à élaborer des plans et programmes de
conservation des RPGAA soit au sein des plan de développement de l’agriculture
ou d’une façon indépendante. En ce qui concerne les programmes et les
institutions assurant la protection des ressources phytogénétiques pour
l'alimentation et l'agriculture, il existe de nombreux programmes de recherche
et d'institutions qui oeuvrent pour la collecte, la conservation, la
caractérisation, l'évaluation et l'utilisation des ressources phytogénétiques à
l'échelle du Monde Arabe. Ces programmes appartiennent à des institutions
universitaires ou des centres de recherche sous la tutelle de différents
ministères (agriculture, environnement, recherche scientifique ou
l'enseignement supérieur). Les programmes et les institutions différent au sein
du même pays comme d’un pays à l’autre, ce qui laisse les efforts consentis
disparates et éparpillées, ou encore répétitifs. Pour les infrastructures de
base, certains pays disposent de banques de gènes bien équipées pour la
conservation des semences à des températures basses (en dessous de 0° C.), en
plus de banque in-situ pour la conservation de certaines espèces d'arbres
fruitiers.
Par
ailleurs, et malgré l'existence d'un nombre appréciable de cadres compétents
dans le domaine, surtout dans les institutions de recherche et d'enseignement,
très peu parmi eux travaillent à plein temps dans le domaine de la conservation
et de l'utilisation des ressources phytogénétiques. Le perfectionnement se
limite à quelques programmes exécutés entre certains pays arabes et certains
centres de recherche internationaux, et l'absence presque totale des cycles de
perfectionnement nationaux ou à l'échelle arabe.
Il est
aussi utile de signaler qu'un niveau raisonnable de prise de conscience pour la
prise en charge du volet ressources phytogénétiques et l'importance de leur
conservation est atteint à l’échelle de certains décideurs, conséquence d'un
certain nombre d'activités effectuées par des parties oeuvrant dans le domaine,
cependant, le niveau de conscientisation reste limité pour certains groupements
et individus, et qui n'a pas été traduit sous forme de programmes de
sensibilisation intéressant toutes les parties concernées et les différents
niveaux d'intervention à l'échelle nationale et régionale dans le Monde Arabe.
A
l’heure actuelle, la conservation des ressources phytogénétiques pour l'agriculture
et l'alimentation est assurée soit au niveau national dans des centres
spécialisés ou des institutions de recherche et d’enseignement, ou à l'échelle
internationale au niveau des centres de recherche agronomique internationaux.
Les statistiques disponibles montrent que le nombre de spécimens et d’entrées
des ressources phytogénétiques conservés dans le Monde Arabe oscille entre des
dizaines de milliers d’entrées comme dans le cas du Maroc, et plusieurs
milliers en Egypte, en Tunisie et au Soudan et quelques centaines au Sultanat
d'Oman. Les ressources génétiques conservées concernent essentiellement la
polyculture, l'horticulture et les arbres fruitiers. Il est à noter le rôle
important des banques de gènes des centres internationaux de recherche agronomique
dans la préservation des échantillons des ressources phytogénétiques collectés
dans les différents pays arabes. L'ensemble des spécimens collectés est estimé
à près de 75500 entrées de spéculations diverses comprenant le blé, l'orge, le
sorgho, certaines légumineuses alimentaires et les graminées et légumineuses
fourragères, répartis entre les centres internationaux de recherche agronomique
du CGIAR, notamment, ICARDA, CIMMYT, ICRISAT. A l'échelle du Monde Arabe, le
Centre Arabe pour les Etudes des Zones Arides et Désertiques (ACSAD) a établit
en Syrie une collection d’arbres fruitiers et a pu collecter près de 3000
entrées de blé dur, de blé tendre et d'orge.
Les cadres législatif et organisationnel
Il
existe plusieurs cadres législatifs et organisationnels en rapport avec les
ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture à l'échelle
internationale et régionale, tout comme certains cadres nationaux dans le Monde
Arabe ayant des rapports, d'une façon ou d'une autre, avec les différents
cadres réglementaires internationaux et régionaux dans ce domaine. Durant ces
dernières décennies plusieurs accords et conventions internationaux ont vu le
jour, particulièrement, la convention sur la biodiversité (1992) et l’accord
international sur des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et
l'agriculture (2001). Près de 20 pays arabes ont ratifié la convention sur la
biodiversité, alors que les ratifications et les signatures pour les autres
conventions sont très nuancées d'un pays à un autre; et, à titre d'exemple,
l’accord international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation
et l'agriculture a été signée par sept pays arabe, alors que seuls trois pays
l’ont ratifié. En outre ; il est à remarquer une lenteur de la part des pays
arabes dans la signature et ratification
du protocole de Carthage relatif à la
sécurité biologique émanant de la convention sur la biodiversité, où seuls 5
pays arabes l'ont signé et un seul l'a ratifié.
Au
niveau national, il semble que le dénominateur commun entre les pays arabes,
c'est l'absence de textes législatifs et réglementaires qui régissent, d'une
manière directe, les ressources phytogénétiques. Ceci, n'exclue pas l'existence
d'autres réglementations en rapport dans certains pays, comme les
réglementations relatives à la protection de l'environnement ou, encore, les
réglementations relatives à l'agriculture ou les ressources naturelles.
Certaines institutions étatiques, comme les ministères, les conseils de
l'environnement ou, encore, les différentes institutions de recherche oeuvrent,
à l'échelle nationale, avec les systèmes et
les conventions internationaux.
Analyse de la situation actuelle
A
travers l'analyse de la situation actuelle des ressources phytogénétiques pour
l'alimentation et l'agriculture dans le Monde Arabe et des efforts consentis
pour leur conservation et de la situation des institutions, des infrastructures
de base et des cadres oeuvrant dans ce domaine, il s'avère que cette situation
comporte des points forts et des faiblesses. Parmi les points forts on note la
situation géographique du Monde Arabe caractérisée par l’existence d’un nombre
de centres de diversité génétique et de centres d’origine pour plusieurs
cultures essentielles dans le monde. La plupart des pays arabes recèlent
d'importantes ressources humaines et cadres universitaires bien formés dans les
domaines ayant trait aux ressources phytogénétiques. En outre, on note les
prémices d'un niveau de conscientisation dans la société civile et les cadres
responsables, et d’un certain nombre de moyens et de capacités techniques pour
la conservation de ces ressources dans certains pays arabes. De l'autre coté,
et parmi les points faibles, on note l'absence d’une volonté politique chez les
décideurs à l’égard de la conservation des ressources phytogénétiques due à
l’absence de politiques et programmes nationaux dans ces domaines. On note
aussi la dispersion des efforts et des moyens et l'absence de financement qui
entravent l'exploitation rationnelle des infrastructures disponibles et
l'exécution des projets de développement. Parmi les points faibles également,
l’absence d’une vision globale nationale claire sur le RPGAA et l'absence de
réseaux nationaux et régionaux pour l’échange d’information dans le domaine des
ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.
Suggestions et recommandations
A la
lumière des résultats de l’analyse de la situation actuelle, l'étude propose un
certain nombre de suggestions et de recommandations pour renforcer les efforts
des pays et des organisations arabes pour la conservation et l'utilisation
durable des ressources phytogénétiques. A l’échelle nationale, l'étude suggère
la mise en œuvre de plans et programmes nationaux vigoureux, efficaces et
durables, tenant compte des divers aspects, y compris la collecte et la
caractérisation des ressources phytogénétiques, leur conservation,
multiplication, renouvellement, classification, évaluation et leur
amélioration, en plus des opérations d'archivage d'une manière scientifique et efficace, de
toutes les informations et données inhérentes. L'élaboration de ce plan
nécessite la mise en place d’un organe de coordination qui regroupe l'ensemble
des parties oeuvrant dans le domaine, sans oublier les aspects de formation des
ressources humaines nationales et la sensibilisation des populations locales,
des professionnels, des chercheurs, et des dirigeants politiques et exécutifs.
L'atteinte de l'objectif principal pour la conservation et l'utilisation
durable des ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture
dans le Monde Arabe, conformément aux accords, conventions et cadres
internationaux nécessite la détermination d'une vision nationale claire et
l'élaboration de législations et cadres réglementaires convenables.
Il est
nécessaire pour les organisations et les centres régionaux arabes et, surtout,
l'Organisation Arabe pour le Développement Agricole de jouer un rôle dynamique
et efficace pour la coordination et l'appui aux programmes et au
perfectionnement des cadres dans ce domaine. Ceci, ne peut aboutir sans la mise
en œuvre d'un plan régional cohérent et la création d'un réseau arabe pour la
conservation et le développement durable des ressources phytogénétiques dans le
Monde Arabe. Les activités de ce réseau s'articulent autour de la collecte, le
traitement et l'échange des informations, l'appui technique pour la
coordination entre les pays arabes lors des négociations internationales et la
formation des ressources humaines et leur perfectionnement technique continu. Ce
réseau arabe est difficile à concrétiser sans la mise sur pied de programmes
nationaux fiables gérés par des organes nationaux efficaces avec l'appui des
organisations de la Ligue Arabe qui ont un rôle à jouer dans toutes les étapes
pour l'élaboration d'un plan régional avec l’aide d’une commission technique
spécialisée. D'autre part, en s'appuyant sur les bases des accords et des
conventions internationaux, il est temps que les organisations de la Ligue des
Etats Arabe jouent leur plein rôle dans le domaine de la préservation de la
propriété intellectuelle qui évidement fortement liée à la conservation et au
développement des ressources phytogénétiques
agricoles et les droits y afférents, ce qui ne peut aboutir sans la
disponibilité de base de connaissances suffisantes dans ce domaine, mais,
aussi, la définition d'une position arabe commune de coordination envers la
propriété intellectuelle dans l'agriculture.
Enfin,
il est clair que l'environnement mondial dans lequel l'ensemble des efforts
sont déployés dans le domaine des ressources pyhtogénétiques, est constitué de
systèmes, de cadres, et de relations complexes qui nécessitent, inévitablement,
un comportement vigilent et efficace pour tirer le maximum de profit des
opportunités offertes, et éviter les conséquences négatives qui peuvent en
résulter. A ce sujet, les organisations de la Ligue des Etats Arabe doivent
jouer pleinement leur rôle, et inciter les pays arabes à s'intégrer dans les
conventions internationales en rapport, notamment l’accord International sur
les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture et le
Protocole de Carthage relatif à la sécurité biologique émanant de la convention
sur la biodiversité.
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