RAPORT DE STAGE Système de qualité Eurep Gap
remerciements
Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer nos remerciements les plus sincères à nos chers parents pour leur soutien financier et moral.
Nous exprimons nos vifs remerciements à tout le corps enseignant de l’institut technique agricole de ben-khlil à khénifra pour la formation théorique et pratique qu’il nous à donner
Nous tenons à remercier aussi tous le ayant contribuée des prés ou de loin à la réalisation de ce modeste travail, trouve ici l’expression de notre profonde gratitude.
INTRODUCTION
Dans le cadre de la formation des étudiants techniciens et dans le but de bien connaître le milieu qui sera notre environnement professionnel, et de toucher aux problèmes aux quels nous devrons faire face, nous avons effectué un stage de 3mois dans une unité mari chaire
Durant cette période, nous pu suivre quelques opérations se rapportant à la conduite du poivron
Organisation de l’exploitation sous les normes de la qualité eurep gap EUREPGAP
Introduction
A l’aube du libre échange avec le marché européen, les entreprises nationales sont amenées à faire face à une concurrence accrue à l’échelle internationale.
La qualité des produits fait partie des grands soucis qui préoccupe toutes les parties prenantes dans l’entreprise afin d’arriver à augmenter leurs parts du marché.
La certification est une stratégie sensée garantir à l’entreprise une meilleure application des normes et pour gagner la confiance des clients.
Pour l’entreprise agricole (exploitation agricole) qui est l’une des éléments de la matrice économique les plus importants à l’échelle nationale, le système qualité EUREPGAP est la licence qui certifie la bonne qualité des légumes et des fruits.
Le présent sujet étudie les difficultés appropriées à ce système de qualité plus précisément à ses normes par apport au déroulement du travail et charges financières, pour dégager une étude Générale afin d’illustrer les points faibles dans une vision stratégique d’amélioration.
Système de qualité Eurep Gap
I- Qu’est ce que l’Eurep Gap ?
Il s'agit d'un système de certification privé opéré par 22 grandes chaînes de vente au détail en Europe, qui forment les membres principaux de l'Euro-Retailer Produce Association (EUREP).
Le système des Bonnes pratiques agricoles EUREP (Eurep Gap) réunit ces 22 détaillants et de grands fournisseurs et producteurs de produits frais. En outre, il y a des membres associés du secteur des intrants et services de l'agriculture (essentiellement des fournisseurs de produits agrochimiques, des organismes de certification et des sociétés de consultants). Les membres associés peuvent prendre part aux réunions mais pas au processus de prise de décisions Eurep Gap. Initialement, l'EuroHandels institut (EHI) jouait le rôle de secrétariat international. En mars 2001, l’EHI a fondé une filiale indépendante, FoodPLUS GmbH, une société commerciale qui opère comme un organe mondial, agit comme propriétaire légal du document normatif, et abrite le Secrétariat EUREP.
II- Les normes Eurep Gap et les difficultés de mise en place de ce système dans la ferme du stage
1-Traçabilité :
La traçabilité est la capacité d’identifier précisément l’origine d’une denrée alimentaire et de retracer son cheminement a travers toutes les étapes de la production, de la transformation et de la destribution .concrètement elle consiste à consigner par écrit la vie d’un produit depuis sa naissance jusqu’au consommateur final.
Il s’agit aussi de mettre en place une procédure de rappel (outil de gestion du risque) permettant de retirer du marché, de façon sélective et rapide, tout lot estimé non conforme.
2-Enregistrements :
L’enregistrement est la base de la traçabilité. La gestion de la ferme ne sera maîtrisée que si on maîtrise les enregistrements. Ainsi, tout ce qui entre dans la ferme ou sort doit être enregistré sur les fiches et les registres existants ; qu’elle en soit l’origine ou la destination.
En bref, Plusieurs documents sont réservés à l’enregistrement de ces mouvements : fiches de stocks, fiches des traitements phytosanitaires, fiches de traçabilité phytosanitaires,…qui obéissent tous à une même règle simple : Noter tous les événements en temps réel et avec tous les détails demandés (suivant les fiches) ; tout document mal rempli, incomplet ou en retard, entraîne une rupture dans la traçabilité, c’est à dire une non conformité suivant le système EUREP-GAP.
a. Identification des serres
Toutes les serres doivent être numérotées de la même manière que sur le plan affiché au bureau, et identifiable de l’extérieur sur toutes les faces donnant sur le chemin.
Malgré les divisions en blocs (ou secteur), la numérotation des serres doit toujours être numérique, et les numéros doivent se suivre de la première à la dernière serre. La numérotation n’est pas rompue par le changement de bloc.
A l’entrée de chaque serre, un panneau (en français) doit rappeler qu’il est interdit de manger et de fumer à l’intérieur.
Il est écrit sur les plaques les informations suivantes :
-Le numéro du secteur.
-La date de plantation.
-La variété/le porte greffe.
-La date du dernier traitement et le nom du produit utilisé.
-La date de la prochaine récolte, en respectant le délai avant récolte.
b. Historique du site
Il existe un registre de ferme où on enregistrer toutes les activités agronomiques et les interventions dans chaque serre avec leurs dates et toutes autres informations: Précédente culture variété, type de plastique mis en place,…etc.
4-Usage d’engrais :
ü Stockage des engrais :
Le stockage approprié des fertilisants, a pour but l’élimination des pollutions directes dans le milieu.
Ils ont construit un magasin pour le stockage des engrais dans la station de fertigation, il est clairement identifié et maintenu propre
¨ Les sacs d’engrais sont stockés sur des palettes.
¨ Les bidons d’engrais liquides et d’acides sont déposés par terre dans un coin mouillé et entourés par une petite muraille de 40cm.
¨ Le responsable de la station de fertigation met à jour les fiches de stock où il note toutes les entrées et les sorties des engrais.
Les auditeurs demandent un programme global d’apport des éléments nutritifs pour chaque culture pratiquée dans l’exploitation.
Toutes les applications d’engrais sont enregistrées dans des fiches de suivi de fertigation qui sont remplies et signées chaque jour.
6-Irrigation :
La gestion de l’irrigation est très importante pour la bonne conduite de la culture. Pour cette raison, c’est le gérant qui se charge de la décision de la dose et de la fréquence d’arrosage. Ainsi, le responsable de la station de fertigation ne peut commencer l’arrosage que si le gérant lui donne le programme du jour.
Chaque jour, le stationnaire remplit des fiches de suivi d’irrigation où il note pour chaque secteur les doses, les fréquences et les heures d’application, l’EC et le pH d’apport.
Hygiène et sécurité dans la stat ion de fertigation :
L’accès à la station de fertigation est réservé aux : chef de culture, Le responsable de la station de fertigation, et ses adjoints, et personnel autorisés.
La station de fertigation doit être fermé en dehors des heures d’arrosage.
Le responsable de la station de fertigation, et ses adjoints doivent porter leurs combinaisons de travail pendant toute la durée de service.
Le responsable de la station de fertigation, et ses adjoints doivent porter des gants et des bottes lors de la préparation des cuves de la solution mère, de mêmes que les lunettes et le masque de protection lors de la manipulation des acides forts.
La station de fertigation doit être tenue propre (entretien et rangement des engrais).
7-Lutte phytosanitaire :
Le raisonnement des interventions (par l'observation minutieuse préalable de l'état sanitaire des cultures), le choix justifié des traitements, le stockage et la manipulation des produits, notamment, doivent permettre de limiter les risques pour l'homme et pour l'environnement.
Afin de minimiser l’utilisation des pesticides, le producteur essaie de diminuer les traitements préventifs, en introduisant la notion du seuil d’attaque.
Les problèmes majeurs de
Ce point c’est la relation entre la DAR (délai avant récolte), l’attaque,
La récolte et la LMR (limite minimal des résidus), en plus l’efficacité du produit et qu’il soit homologué ou pas. Le producteur adopte des techniques de gestion phytosanitaire raisonnées à titre préventif avec des traitements non chimiques, comme l’utilisation du filet anti-mouche et une bonne aération pour éviter les problèmes cryptogamiques …etc.
Les auditeurs exigent une liste de produits chimiques qui doivent être appliquée au
Niveau de l’exploitation, dont il est mentionné produit commercial, matière active, dose, DAR et l’ennemi a combattre.
Marwa a établi un ensemble de fiches afin de bien enregistrer toutes les applications phytosanitaires :
§ Fiche autorisation de traitement : Cette fiche est remplie par le gérant sur la base des demandes de traitement qui lui sont faites par écrit, ainsi que d’après toutes les observations de tous les membres de la direction technique et de l’historique de chaque ferme ;
§ Fiche de traçabilité phytosanitaire: Elle est remplie et signée chaque jour, puis transmise à la direction technique chaque lundi. Le directeur technique contrôle toutes les fiches reçues, et met son visa pour confirmer la régularité des opérations effectuées.
8-Sécurité, Formation et Instructions :
a. Formation des ouvriers
On parle ici de l'information et la formation auxquelles l'exploitant et ses salariés doivent avoir accès pour la conduite de l'exploitation agricole.
Selon le témoignage des ouvriers eux même ils n’ont pas été formés même s’ils ont reçu des recommandations concernant les précautions nécessaires pendant le traitement.
ü Difficultés
L’organisation d’une formation officielle demande beaucoup de temps et c’est un investissement non rentable puisque les ouvriers ne sont pas permanents.
Le manque de la formation est un obstacle pour l’application du systèmes qualité même pour tout un groupe qui comporte plusieurs fermes (une ferme retarde l’autre).
Le taux élevé de l’analphabétisme au sein des ouvriers pose un vrai problème ; et surtout quand on passe directement à la formation technique.
b. Vêtements et équipements de protection
Toutes les tenues professionnelles de protection, doivent être à la disposition de tous les ouvriers.
Un magasin est spécifique au stockage des tenues complètes ; il doit être loin de celui des produits phytosanitaires.
Les équipements de protection que chaque opérateur de traitement doit avoir à sa disposition sont les suivants :
· Une paire de botte ;
· Une paire de lunettes de protection en plastique ;
· Un masque à gaz en bon état, équipé de filtre à gaz non périmé ;
· Des masques anti-poussières.
Dans les détails des exigences liées à ce point, il y a des vêtements spécifiques à chaque type de produit, mais la plupart des auditeurs se limitent à une combinaison et aux équipements qu’on a cité.
Tous ces équipements doivent être numérotés. Les masques à gaz doivent en plus porter le nom de la ferme et la date de la première utilisation des filtres.
Et concernant les cartouches de respiration, il ne faut les ouvrir qu’au moment de leur première utilisation.
Une fois que l’opérateur porte ces équipements de protection, il lui est interdit de manger, de boire ou de fumer. Et cela n’est autorisé qu’après avoir quitté tous ses équipements de protection.
ü Difficultés
Les conditions climatiques de la région
L’ignorance des ouvriers.
c. Utilisation des pesticides et procédure de manipulation
Toute personne manipulant les pesticides (ouverture d’emballage, versement, mesure, pesée…etc.) doit avoir une connaissance générale des produits et se protéger conformément aux indications portées sur la fiche technique et /ou sur l’étiquette du produit. Pendant le remplissage des bacs avec des produits phytosanitaires, le manipulateur doit suivre la procédure suivante :
· Diluer le produit dans un seau avec un peu d’eau ;
· Ne pas mélanger plusieurs produits concentrés dans le même seau, qu’ils soient compatibles ou pas ;
· Verser dans le bac de mélange contenant déjà la 2/3 du volume de la bouillie souhaitée tout en agitant ;
· Il faut faire attention : On verse toujours l’acide dans l’eau, et jamais l’inverse.
· Rincer le seau et l’emballage qui ont contenu le pesticide ou l’acide (l’eau de rinçage doit tomber dans le bac) ;
· Compléter au volume souhaité avec de l’eau, en agitant encore ;
· Lorsqu’on utilise un mouillant, celui-ci se met en dernier ;
· Les emballages vides de pesticides doivent être percés ou déchirés, avant d’entrer dans la zone de stockage des emballages vides et être enregistrés.
c. Destruction des surplus de mélange de pulvérisation
Dans la ferme, on ne parle pas souvent des surplus puisque les doses prescrites des pesticides sont calculées avec précision et selon les surfaces infectées.
Si lors de l’application, une partie de cuve reste sans utilisation, on rajoute la double quantité d’eau pour diluer la bouille, puis la faire pulvériser sur les routes et les chemins entre les serres, mais pas sur la végétation.
Aussi il faut s’éloigner des points d’eau et des bureaux, des secteurs d’habitation et des zones de repos/repas.
9-Stockage et emballage des pesticides :
a. stockage des pesticides
Les pesticides sont stockés dans un magasin spécifique qui est clairement identifié et maintenu propre, comportant des plaques normalisées.
L’indication du téléphone fixe,doit être visible de l’extérieur le plus proche possible et très importante même avec la porte ouverte.
Présence des consignes d’urgence. À proximité (pas plus de 10 m), il y a un robinet, un lavabo et du savon. Ce point d’eau est identifié en français et en arabe aussi sur des plaques normalisées
Chaque type de produit est clairement identifié et séparé des autres (insecticides, fongicides….) Les poudres sont placées au-dessus des liquides et cela en se basant sur le classement des produits par danger.
ü Difficultés
Ce magasin n’est pas éloigné du secteur, des zones sensibles telles que les habitations,le bureau,le quai.
A l’intérieur du magasin, on n’en trouve pas un bac rempli de sable, avec une pelle en fer et une brosse,Ils servent à étouffer un éventuel incendie
b. Emballages vides des pesticides
Les emballages vides doivent être stockés dans un endroit clairement identifié
Ils doivent être rincés puis percés ou déchirés avant d’entrer dans la zone de stockage pour éviter toute autre réutilisation.
Tous les emballages vides qui sont contenus Après une semaine de stockage, vont être brûlés dans une zone de destruction des emballages vides. Cette zone qui est clairement identifiée, protégée et éloignée des puits et des habitations. Cette zone sous forme de trou creusé dans le sol avec les dimensions minimales. Il sert à stocker les cendres. On peut y brûler également les déchets des bureaux et/ou des secteurs, ou bien installer une autre zone de destruction selon les mêmes normes.
Toute bonne gestion demande des enregistrements précis, ainsi la société a fait plusieurs fiches pour la maîtrise du stock des emballages vides ; pour chaque type d’emballage (sacs d’engrais, gros bidons…), il y a une fiche où on note toutes les entrées et les sorties avec la date, la quantité et la destination.
ü Difficultés
Les emballages vides sont placés avec les produits phytosanitaires dans le même magasin.
La poubelle où on brûle les emballages vides non recyclés est située prêt des tunnels réservés au haricot.
Dans la ferme, on a construit des toilettes hors secteurs (5toilettes) selon le modèle normalisé (plan) avec de l’eau courante. Un lavabo doit être placé à l’extérieur pour le lavage des mains et au dessus duquel il faut installer une plaque avec un autocollant « laver les main ».
Dans la station de conditionnement, il y a des procédures et des mesures de maîtrise des ravageurs et tout insecte qui peut présenter un danger pour la qualité du produit.
Les toilettes ne doivent pas se trouver à proximité immédiate des puits ou des zones de destruction des emballages vides. Elles doivent être placées dans des lieux étudiés afin de répondre aux exigences futures.
Comme il a été déjà signalé, il n’ y aucun signe qui montre que les ouvriers ont été formés soit sur l’hygiène ou toute autre formation. En revanche, au cours du travail, les ouvriers reçoivent des recommandations et des conseils au début de toute nouvelle activité
ü Difficultés
L’analphabétisme des ouvriers et parfois leur ignorance ne permet pas une bonne application de l’hygiène, et parfois ils croient que ce sont des comportements exagérés.
III- Conclusion
Pour le producteur, le seul avantage d'EUREP GAP est de pouvoir exporter ; tout le reste ce n’est que des impôts et des frais supplémentaires.
Le consommateur d’aujourd’hui est mieux éduqué, mieux informé et plus conscient de ses intérêts. La qualité et la fiabilité des produits sont pour lui de toute première importance.
D’où
L’état marocain et les organismes agricoles sont appelés à jouer un rôle très important pour mieux maîtriser ce domaine afin de dégager un bon cheminement de cette notion de certification.
1) Présentation de l’exploitation
-Monographie de la région
La région de mon stage s’appelle temsia, elle située dans la préfecture d’inzgane ait meloul sur la route de Taroudant
a-climat
-précipitations
Les précipitations varient de 150à200mm .la saison de pluie s’étend d’octobre à avril, avec un maximum aux mois de novembre et janvier.
-Températures et gelées
La moyenne de températures minimales des mois les plus froids est de 8°C, les mois les plus froids étant décembre et janvier.la moyenne de températures maximales des mois les plus chauds est de 26°C,les mois les plus chauds étant juillet et août .quand aux gelées,elle sont rares, observées pendant les nuits de novembre et janvier
-Hygrométrie
Le degré d’hygrométrie pendant la période de chergui ne dépassé pas 15%, tandis qu’aux mois de novembre à mars, il est supérieure à 80% .
-insolation
La durée d’insolation varie entre 2800et3000 h/an, elle reste importante pendant l’hiver.
-Les vents
La région subit de deux types de vents: les vents nord –ouest adoucissant et mettant ainsi la bande côtière à l’abri des gelées .les vents du sud –est (chergui) qui sont accompagnées d’un augmentation de température et une baisse importante d’hygrométrie .
b-pédologie
Les soles de la région de temsia sont à majorité alluviaux plus ou moins argilo-limoneux.ils sont calcaires et de teneur moyenne en potasse et en phosphate.
c-ressources en eau
Les seules ressources en eau sont une nappe phréatique d’environ 1 milliard de m3
* Bâtiments :
L’exploitation comprend les bâtiments suivants (Tableau) :
Tableau : Les différents types des bâtiments.
Bâtiments
|
Chambres d’ouvriers
|
4
|
Bureaux
|
1
| |
Magasin
|
1
| |
Poste fixe de traitement
|
1
| |
Station de fertigation
|
1
| |
Douche
|
1
| |
Toilettes
|
4
| |
Bassin
|
1
|
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